Parce que moi, je serais toujours là.

Parce que moi, je serais toujours là.



A peine ais-je fermer la porte d'entrée que Bill est déjà partie se réfugier dans sa chambre.
Je retire lentement ma veste et la dépose sur le dossier du fauteuil. Je regarde un peu autour de moi, tout est silencieux. Trop silencieux je trouve...
Je me dirige à la cuisine, puis vers la chambre de maman pour constater qu'il n'y a en fait personne à la maison. Je me dirige vers les escaliers et les monte doucement, pour aller à mon tour dans ma chambre ou je m'allonge sur mon lit en soupirant, passant mes mains sur mon visage. Je relève la tête et regarde un peu autour de moi puis mes yeux s'arrêtent sur ce... papier ?
Je me lève et attrape la lettre qui était posée sur mon bureau puis retourne m'asseoir sur mon lit. Il y a juste mon nom sur l'enveloppe.
Je me décide alors à l'ouvrir et en sort une lettre pliée en deux que je m'empresse d'ouvrir.

Tom,
Je suis désolé de devoir te l'écrire sur papier mais je ne peux plus. Je ne peux plus rester ici. Je sens que ma présence est de trop et je me sens mal à l'aise vis à vis de Bill. Je sais que tout est de ma faute, j'en suis consciente. si tu savais à quel point je regrette mes paroles. Je te jure que je n'ai jamais pensé un seul instant ce que j'ai dit.
ce que je lui ai dit...

* flash back*

- Ce n'est pas en te taillant les veines et en jouant aux anorexiques que tu feras revenir ton père ! alors arrêtes ta comédie, tu n'as plus dix ans !

* fin flash back*

...J'ai préféré faire comme si de rien n'était mais ça me rendait malade à mon tour de le voir dans cet état.
Il me faisait peur et je ne savais pas quoi faire... Je comprend qu'il m'en veuille encore aujourd'hui.
Ce ne sont pas des mots que l'on oublie aussi vite.
Et je sais que fuir n'est pas la bonne solution mais s'il te plaît essaie de comprendre et ne me reproche pas d'être une mauvaise mère. J'ai fait beaucoup d'érreures et j'en suis désolée. Je suis lâche, je sais.
Je t'ai même dit hier que je ne voulais plus te laisser seul avec ton frère... mais rester n'arrangera pas la situation... Je n'ose même pas lui parler ou le regarder tellement j'ai honte de moi.
Et je sais que ce n'est pas de moi qu'il a besoin pour aller mieux, mais de Toi.
Vous avez toujours été très proches depuis tout petits. Et je trouve ça merveilleux, il n'y a rien de plus beau pour une mère que de voir ses enfants s'aimer.

Je ne vous abandonne pas toi et Bill. J'ai juste besoin de temps...
Je te demanderai juste d'expliquer la situation à ton frère parce que je n'en ai pas la force ni le courage,
c'est pour cela que c'est à toi que j'écris cette lettre. Ce n'est pas à cause de lui ni pour lui faire encore plus de mal que je suis partie mais pour son bien.
Fais lui bien savoir que je l'aime très fort.

Pardonne-moi. Je vous aime.

Je n'assimile pas tout de suite et relis parfois quelques phrases, comme pour être sur que ce que je lis est vraiment réel. Puis ces paroles qui raisonnent dans ma tête... alors c'est vrai ? Elle est repartie ? Par peur ?
Et qu'est ce qu'elle entend par "J'ai juste besoin de temps" ? Ils se sont tous passés le mot pour me rendre cinglé ou quoi ? J'en ai marre... Je te demanderai juste d'expliquer la situation à ton frère...
Bah voyons ! Comme si c'était simple ! Et elle veux que je lui dise quoi ?
" Bill, maman est partie parce qu'elle est même pas foutue de s'excuser !? "
Putain ! Je suis dans une famille de fous !

[...]

Ma main tremble, je ne sais pas comment lui dire ça... Il va surement comprendre, ou pas... après un moment de réflexion, j'ose enfin ouvrir la porte de sa chambre et le découvre assis à son bureau, ou je dirais plutôt couché, la tête dans ses bras. Je m'approche doucement de lui et pose ma main sur son épaule.
il sursaute et retire les écouteurs qu'il avait dans les oreilles.

- Tu m'as fait peur !
- Excuse-moi j'savais pas que t'écoutais ta musique.
- C'est pas grave.
Me dit il en se levant
- Hum... Bill il faut que j'te parle.
- qu'est ce qu'il y a ?


Il s'assit sur son lit en me regardant et je peut voir dans ses yeux de l'appréhension.
Je sens que ça ne vas pas être évident... Je déplace sa chaise de bureau pour me mettre face à lui.

- Ecoute Bill, ce n'est pas contre toi, si c'est moi qui te le dit c'est parce qu'elle n'en avait pas le courage mais elle ne t'en veut pas d'accord ? Il fronçe les sourcils et me demande
- Mais qui ça ?
- Maman.
- Pourquoi ? Elle est ou ?
- Elle est partie. Dis-je en baissant les yeux
- Partie ?
- Oui... Je... elle se sentait... de trop.
- Comment ça de trop ? Tom explique moi je comprend rien !
- J'en sais rien je ne fais que te répéter ce qu'elle m'a dit !
-...
- Elle se sent mal à l'aise vis à vis de toi...
- Moi ?
- Ecoute on est resté presque un mois tout les deux alors on va continuer à vivre sans Elle !
Je commence à m'énerver sans m'en rendre compte... et je préfère changer de sujet avant que ça ne tournes mal.
- Oublies ça tu veux ? Elle se sent pas bien et elle reviendra quand elle en aura envie !
Je me lève, et quitte sa chambre en fermant la porte avant de lui laisser le temps de répondre.
J'ai peut être été trop direct mais quand je repense à ça, à sa lettre !
Elle ne se rend pas compte... Au moment ou il avait le plus besoin d'elle...
Dans un élan de colère j'attrape mon portable et compose son numéro.

- Toutes vos lignes sont saturées, veuillez rappelez ultérieurement...
- Merde !

Je raccroche et balance le téléphone sur le lit avant de m'asseoir. Je passe mes mains sur mon visage. Mes yeux s'embuent de larmes et je ne cherche pas à les retenir...
Est-ce la haine, la colère, la tristesse ? tout ces sentiments à la fois... c'est trop.






Voilà... petite suite ! C'est toujours mieux que rien je dirais ! Ce n'est pas génial mais j'ai besoin de ça pour faire avancer l'histoire... Les prochains chapitres risquent d'être beaucoup plus... mouvementés je dirais ! =p

non, ce n'est pas dans ce sens là bande de perverses X)
Bref, je posterais bientôt la suite de ce chapitre !

Merci beaucoup pour vos commentaires *-*
Ca me motive ! =)

Ah au fait j'ai une autre idée de fiction ^^ Je suis en train de l'écrire sur papier et peut être que je la publierais mais faut déjà que j'avance dans celle ci ! =p

J'vs aime mes p'tites lectrices !

bisoux <3

# Posté le mardi 29 avril 2008 15:11

Modifié le mercredi 30 avril 2008 13:13

Nouveau départ.

Nouveau départ.






Je me suis couché et je n'ai pas quitté ma chambre depuis que je suis allé voir Bill.
Je ne sais pas pourquoi je suis partie si précipitamment...
Je n'ai même pas eu le temps de voir sa réaction. J'me sens un peu lâche à mon tour. Je lui annonce que maman est partie et je le laisse tout seul. D'ailleurs ça fait un moment que je ne l'ai pas entendu. Peut-être qu'il s'est couché et qu'il s'est endormi dans l'espoir de se réveiller et de se rendre compte que tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Et non p'tit frère... tout est bien réel. A croire qu'ils n'en ont rien à faire de nous. Et toi, toi tu penses que c'est de ta faute, que tu es responsable de tout ce qui arrive...Ils peuvent bien tous partir... Moi je suis là et je le serais toujours. Je serais là quand tu auras besoin de moi... toujours. Je suis parfois dur avec toi... je suis désolé mais c'est plus fort que moi...

La porte de ma chambre s'ouvre d'un coup ce qui me fait sursauter.
Je peut apercevoir une ombre, une ombre que je reconnaîtrais entre mille.
J'allume la lumière et le découvre à l'encadrement de la porte.


- Tom...


Je me redresse sur mes avants bras, toujours allongé sur mon lit.


- Tom je... j'me sens mal...

Sa voix est faible et je vois qu'il se tient au mur pour ne pas tomber.
Sans attendre une seconde de plus, je me lève et m'approche de lui, ses yeux se ferment doucement


- Bill ? Qu'est ce que tu as ?


Je sens qu'il n'a pas la force de me répondre, il semble ailleurs... Son teint est pâle, sa bouche est entre ouverte laissant passer un souffle lent et irrégulier, ses jambes tremble légèrement et ne le supportent plus, il s'effondre. Je le rattrape de justesse avant qu'il ne tombe


- Bill !

Mais qu'est ce qu'il lui arrive ? Ca fait deux fois en deux jours qu'il fait un malaise ! Et avec tout ces évènements ça n'arrange pas les choses...

Ne surtout pas paniquer ! Qu'est ce que je fais ? Je l'allonge et j'attends qu'il se réveille ou j'appelle un
médecin ?
A cette heure là il n'y a plus que les médecins de garde et je ne connais pas de numéro ! Je vais aller plus vite en appelant l'hôpital, on ne sait jamais. Je le tiens toujours mais à force mes bras vont le lâcher, je le dépose sur mon lit et attrape mon portable.


[...]



Je suis dans la salle d'attente. Une ambulance est venue le chercher, les médecins ont préféré l'amener ici pour qu'il passe des examens et comme je suis le seul "parent" comme ils disent, je suis venu.
De toute façon je n'allais pas le laisser seul.
J'attends depuis une bonne demi heure et personne n'est venu me faire part de la situation...
ça pourrait être grave ça serait pareil !

Je commence a stresser...
Je n'aime pas les hôpitaux moi non plus et voir tout ces gens là, à coté de moi, ça ne me rassure pas...
Certains ont l'air aussi angoissés, attendant sans doute l'arrivée d'un médecin. D'autres sont tristes, une femme à coté de moi a du mal à retenir ses larmes.

Un homme en blouse entre dans la salle


- Mr. Kaulitz ?
- C'est moi.
dis-je en me levant
- Veuillez me suivre s'il vous plaît.

Je sort donc de cette pièce et le suit.


- Vous vivez seul avec votre frère ?
- Euh.. oui. Enfin nous vivons avec notre mère mais elle doit s'absenter pour son travail donc oui, nous ne sommes que tout les deux.
- Elle n'est pas là en ce moment ?
-Non... Dis je en baissant la tête
- Quelles relations entretenez vous avec lui ?
- Pardon ?
- Avec votre frère ?
- Eh bien... nous sommes assez proches...
- Il vous parle ou est il plutôt renfermé ?
- Les deux je dirais...


Nous continuons a marcher dans ce long couloir blanc qui me semble interminable. Et pourquoi il me pose toutes ces questions lui ?


-Vous connaissez la raison de son malaise ?
- Je ne suis pas sur...


Il s'arrête devant une porte puis l'ouvre... je pense que c'est son bureau... Mais ou est Bill ?


- Excusez moi, ou est mon frère ?

Il contourne le bureau puis s'assoit avant de me répondre


- Ne vous en faites pas, il s'est endormi. J'aimerais vous poser quelques questions avant de vous laisser aller le voir.


Evidemment... Je m'assoit à mon tour pour me retrouver face à lui. Il prend une feuille parmis celles qui sont posées sur la table et sort son stylo de sa poche avant de réajuster ses lunettes


- Vous êtes au courant que votre frère a des troubles du comportement alimentaire ?
- Oui... Mais comment le savez-vous ?
- A l'ordinaire, un jeune homme de cet âge n'est pas aussi maigre... Vous savez depuis combien de temps cela dure ?
- Non... je ne sais plus... Mais c'est vrai qu'il ne mange pas assez.
- Réfléchissez.
- je ne sais pas, peut être depuis cinq, six mois puis c'est devenu de plus en plus important...
- Il s'empêche de manger ?
- Non, enfin il mange moins mais il dit toujours qu'il n'a pas faim.
- Par exemple aujourd'hui, il s'est nourri ?
- Seulement ce matin.


Je le vois qui prend des notes et ça me fait encore plus stresser je n'aime pas parler de lui comme ça, de sa vie, de ses problèmes...


- Il fait des crises ?
- Des crises ?
- Est ce que ça lui est déjà arrivé de... ne pas garder la nourriture ?
- Oui.
- Vous vous souvenez de la dernière fois ou ça lui est arrivé ?


Je le dis ou pas ? Pardonne moi Bill, c'est pour ton bien.


- Hier soir... après avoir dîné.
- Il vous l'a dit ou vous vous en êtes aperçu vous même ?
- Non je l'ai entendu...
- Bien...


Il note encore je ne sais quoi et reprend son interrogatoire sans lever le nez de sa feuille


- J'ai aussi remarquez de nombreuses cicatrices et des bleus sur son corps.

Mais ils l'ont déshabillé ou quoi ?

- Oui il s'est fait agressé il y a peu...
Je répond
- Et il n'y a pas que ça.

Je fronce les sourcils, je ne comprend pas ou il veut en venir.


- Vous savez que votre frère s'auto-mutile ?
- Heu...oui. mais il a arrêter ça, il y a longtemps.
- Vous en êtes sûr ?
- Je...


Ce gars me fait douter c'est horrible. Il me mets mal à l'aise en plus de ça, comme si je ne connaissais pas mon frère...


- Vous savez pourquoi ?

J'hésite un moment puis finis par répondre


- Non pas vraiment, ça fait presque trois ans qu'il se sent... comment je vous dirais... mal ?
- Vous en connaissez la cause ?
- Il à très mal vécu le départ de notre père mais il y a de ça huit ans donc je ne pense pas que...
- Ca ne veut rien dire, les conséquences de son mal-être peuvent avoir lieu des mois, voir des années plus tard. Surtout à l'adolescence.
Je baisse la tête et réfléchis, ce qu'il m'a dit hier ça me revient en tête...



- Il m'a dit aussi qu'il avait peur de l'avenir, que ça lui faisait peur de grandir... mais je ne comprend pas.

Il semble réfléchir et reprend son écriture.


- Il ne suit pas de traitement ?
- Comment ça ?
- Il n'a jamais été voir quelqu'un ? Un psy ou..
- Non.
- Bien. Merci beaucoup. C'est déjà plus clair.
- Je peut aller le voir maintenant ?
- Oui, je vous accompagne.

Nous nous levons puis prenons l'ascenseur qui est situé au bout du couloir.
Quand je repense à notre conversation... Il sait tout maintenant. Je suis sur qu'il va devoir suivre un psy.
Ca fait longtemps que j'y pense mais dès que maman, moi ou notre médecin abordions le sujet avec lui c'était hors de question.
Peur d'être pris par un fou certainement. Je n'aimerais pas ça non plus. Il va déjà m'en vouloir d'avoir appelé l'hôpital mais apparemment, il a besoin de refaire des examens. Et je suis sur qu'à son réveil il va avoir droit aussi à l'interrogatoire.
Personne appart notre docteur et moi savions qu'il se mutilait. Il avait demandé de garder ça pour lui. Mais il l'a bien évidemment dit a maman. Ce qui est normal. Quand elle l'a su, elle a fait une crise et était à deux doigt de l'envoyer dans un hôpital psychiatrique.

J'ai bien peur que c'est ce qu'il va arriver... Je me doutais que ça ne resterais pas longtemps "secret".
Je le savais bien moi aussi qu'il avait besoin de voir un spécialiste. Je ne prend pas mon frère pour un cinglé seulement, si ça peut l'aider alors il faut qu'il essaie.
Ca fait trop longtemps que tout ça dure.

Je suit toujours le médecin de Bill qui m'emmène maintenant au sixième étage. Il s'arrête devant une porte avec pour numéro le onze.


- Voilà, pour l'instant nous l'avons placé dans la chambre six-cent onze. mais il se peut que ça change.


Il ouvre doucement la porte et me laisse entrer. La lumière est faible et me fait mal aux yeux mais j'arrive tout de même à le voir. Il est allongé dans ce lit, le bras tendu, je grimace quand j'aperçois une perfusion. Je hais les aiguilles !
Je m'assoit sur le fauteuil à coté de son lit.


-Vous comptez rester là cette nuit ?


Je tourne la tête en sa direction, et le regarde tout en réfléchissant. Je regarde l'horloge suspendu au dessus de la porte et vois qu'elle affiche deux heures trente du matin.
De toute façon vu l'heure qu'il est je ne vais pas aller en cours demain. Enfin aujourd'hui. Je suis censé me lever dans quatre heures.


- Oui je reste.
-Bien. Vous voulez une chambre ? Il y en a de libre.
- Non je vous remercie. Ca va aller.
- Je vais demander a une infirmière de passer plus tard ! Et s'il se réveille vous m'appelez ?


Je fais un juste un signe de tête et il commence à s'en aller puis à fermer la porte mais la rouvre subitement


- Vous voulez appeler vos parents ?
- Non.
- Vous êtes majeur c'est vous qui décidez !
Me dit il dans un sourire

Je lui sourit en signe d'approbation puis il quitte la chambre. Je regarde mon frère dormir paisiblement. Il ne porte qu'une chemise de nuit blanche, ses vêtements sont pliés et posés sur la table.
J'observe un peu autour de moi. La chambre est assez grande. Il y a une salle de bain à coté et la fenêtre laisse une vue sur la ville. C'est beau, la nuit. Toutes ces lumières...

Je commence à fatiguer mais je sais que je n'arriverais pas à m'endormir. Je rapproche le fauteuil du lit et me réinstalle avant de lui prendre sa main libre entre les miennes pour la caresser.
Je passe mon pouce sur son poignet et baisse les yeux pour le regarder. On peut toujours apercevoir deux, trois cicatrices. Je les effleure de mon doigt. C'est ça qu'ils ont vu...
Elles se sont pourtant effacées avec le temps mais la preuve qu'on ne peut rien cacher aux médecins. Ils remarquent tout.
Et ces quelques marques auront, j'en ai bien peur, encore des conséquences sur le futur.



_____________________________________________




Il a à peine bougé... Je l'ai regardé dormir un bon moment mais il n'est que huit heures du matin.
Je me décide quand même à appeller une infirmière avec le bouton qui est suspendu au dessus du lit, elle ne devrait pas tarder. Je reporte mon attention sur Bill qui semble perdu à cet instant.
Ses yeux encore plein de sommeil vagabondent à travers la pièce encore sombre. Le soleil commence à se lever à son tour, le ciel est dégagé mais la nuit est toujours présente.
Nous sommes aujourd'hui le premier Décembre.

La ville se reveille peu à peu, on entend la circulation, les voitures klaxoner...
J'entend un bruit me tirer de mes pensées. La porte s'ouvre sur une femme plutôt jeune au regard doux, elle sourit et prévient que le docteur arrive dans quelques minutes. Ma main est toujours dans celle de mon frère qui commence à émerger


- Tom ?
- Oui, je suis là.


Je me rapproche un peu plus de lui, il tente de parler mais sa voix est faible


- Où... où on est ?
- A l'hopital.
Dis-je calmement

Ses yeux quittent les miens et il se redresse doucement pour s'adosser à la tête de lit.
Son regard est à présent fuyant. Il m'en veut je le sais, il n'a pas besoin de le dire. Et ca peut durer longtemps comme ça...
Je resserre sa main dans la mienne comme pour le rassurer et lui dire que je suis et que je serais toujours là mais il la retire d'une façon que je qualifierais agressive.


- Pourquoi ? Me demande t-il dans un souffle

Il tourne la tête, vers la fenêtre pour cacher ses larmes que je devine au bord de ses yeux.
Non je ne veux pas que ça recommence. Pourquoi il ne peut pas faire un effort ? L'effort de comprendre que c'est pour lui. Je ne veux pas le rendre plus mal qu'il ne l'est déjà, si je fais ça c'est pour son bien.


- Pourquoi Tom ?


Il me blesse et ne s'en aperçois aparemment pas. Il me le reproche...
Il me le reproche, mais pourquoi ? Ca fait des années qu'il va mal, et des mois que j'essaie de le convaincre de suivre quelqu'un mais il ne veut pas.
De toute façon les médecins ont vu, je leur ai expliqué pas mal de choses alors ils ne vont pas le laisser repartir dans cet état... j'espère. Tout ce que je veux c'est qu'il guérisse et qu'il aille mieux. C'est tout ce que je souhaite.
Quand il daignera enfin comprendre, ça ira tout de suite mieux. Mais il faut qu'il y arrive. Il le faut.


- Bill, écoute m...
- Nan ! Laisse moi...


Il se recouche en se mettant bien dos à moi et il se recouvre du fin drap blanc ne laissant que ses cheveux dépasser. Je ne dis plus un mot et me lève. Au même moment que j'abaisse la poignée de la porte, un sanglot se faire entendre dans la pièce. J'hésite mais je ne me retourne pas. Je referme doucement la porte et m'assoit sur un banc du couloir.

Ca fait mal. Il me fait culpabiliser. Je commence à regretter maintenant... Je prend ma tête entre mes mains, mes coudes posés sur mes genoux. Qu'est ce que je vais faire ? Et eux, qu'est ce qu'ils vont lui faire ? Est ce que c'était une bonne idée enfin de compte ? Non il ne faut surtout pas que je commence à me poser des questions de ce genre. Je sais ce que je fais et je sais qu'il n'y à qu'ici qu'il pourra guérir.


- Mr Kaulitz ?


Je relève la tête à l'entente de mon nom et aperçois le médeçin de tout à l'heure au bout du couloir. Il me demande si j'ai dormi, je répond par un bref signe de tête que non et il se place devant la porte ne m'en demandant pas d'avantage.


- Votre frère s'est réveillé ?
- Je crois qu'il s'est rendormi.
- Et vous devriez en faire autant !
- Non je vous assure, ça va.
- Comme vous voudrez. Bien, il faut que je vous parle, maintenant si vous le voulez bien, comme vous êtes le seul parent présent.


Je me redresse et le regarde portant tout mon attention à ce qu'il va me dire


- Donc voilà...
commence t-il en feuilletant son bloc... J'en ai longuement parlé avec mes collègues qui ont aussi examiné votre frère et... il va falloir envisager une hospitalisation.
hospitaliser. ça fait... bizarre. Même si je m'y attendais, ça vous surprend toujours quand il s'agit de vos proches...


- Pour le moment nous allons le transférer dans l'unité psychiatrique. Poursuit-il

Psychiatrique...


- Votre frère va mal vous savez ? Il va peut -être même beaucoup plus mal que ce que vous pensiez...



[...]


Ses mots résonnent toujours dans ma tête en écho. Je le savais, je savais tout ça, pourtant ça m'a fait un choc. C'est parfois dur de se dire que tout ça est bien réel.
Au fond je ne pensais pas qu'il le garderait... Je m'étais déjà fait tout un scénario dans ma tête et je voyais le docteur me dire qu'il n'avait juste besoin de suivre un psy mais pas l'hospitalisation non...

Comment vas t-il le prendre ? Ca aussi ça va me retomber dessus. Tout est allé si vite en fait...


- Votre frère va mal vous savez ? Il va peut -être même beaucoup plus mal que ce que vous pensiez...

Je ne devrais pas, mais cette phrase... c'est comme un reproche. Mon frère allait plus mal qu'il ne le montrait ? En y repensant, son comportement avait tout d'un... déprimé mais à chaque fois, moi j'y croyais et je me disais que tout allait s'arranger que ce n'était que passager et que ça ne durerait pas... J'avais une fois de plus tout faux.
Et il risque de recommencer ce qu'il faisait... C'est le médecin qui l'a dit. Si on ne fait rien, les choses pourraient s'aggraver et son séjour à l'hôpital durera plus longtemps que prévu... Il faut le prendre en main et je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt... Mais ce qu'il faut avant tout, c'est qu'il comprenne pourquoi il est ici. Qu'il comprenne que les docteurs et moi-même sommes là pour l'aider.

Je suis assis à une table de la salle de la caféteria et ça fait bien une heure que je tourne ma cuillère en plastique dans mon café qui est maintenant froid... Je n'ose pas rentrer dans la chambre de Bill. Si c'est pour me faire virer, je préfère pas. Pourtant j'ai envie d'aller le voir, et je veux que ça soit moi qui lui dise. Autant aller jusqu'au bout ! Il faudra bien qu'on se parle de toute façon.
Je me lève, et vais jeter mon gobelet dans la poubelle avant de vider son contenu dans l'évier à coté de la machine. Je passe par l'accueil, et vois plein de gens de tout les âges dans la salle d'attente. J'ai l'impression que plus les heures passent, plus il y a de monde. Tout comme les docteurs, certains sont préssés et courent presque dans les couloirs ressortant d'une chambre pour aller à une autre.

J'appelle un ascenseur qui arrive quelques secondes plus tard où en ressort des infirmières et d'autres médecins. Ils ont l'air débordé. Ce n'est pas un métier facile... Voir des malades et des bléssés toute la journée, c'est déprimant.
Enfin avec le temps, ils doivent avoir l'habitude. J'espère pour eux !

Je m'avance alors dans la cage de l'ascenseur, une jeune femme en blanc pousse un lit avec difficulté en face de moi et les portes se referment au même moment. J'appuis sur le bouton afin de les bloquer. L'infirmière entre avec le lit et elle me remercie en souriant. Elle est vraiment jeune. Ca doit être une interne... Je regarde la personne allongée dans ce lit, endormie. Je ne sais pas si c'est un garçon ou une fille.
Les traits de son visage sont assez fins, enfin je pense que c'est un garcon, il est jeune lui aussi, il ne doit pas avoir plus de seize ans. Ses cheveux sont mis long, il a un beau visage, un visage angélique. Il me fait étrangement penser à Bill... deux ans plus jeune. Un frisson me parcourt le corps quand mes yeux se posent sur son bras bléssé et recousu au niveau du poignet.

Bill...




Edit du 08 Mai 2008 :


Voila ! =D

A partir de ce moment là tout va changer.
Je dirais que l'histoire commence vraiment...
J'espère que ça vous plait toujours é.è
J'essaie d'écrire et de poster plus vite =)

Ah j'oubliais !
Merci pour tout vos commentaires ! *-*

J'le dit a chaque fois mais c'est pacque ça me tient vraiment à coeur !
Merci Beaucoup <3

si vous voulez être prévenue laissez moi juste un commentaire sur CET article ! Je suis a nouveau perdue !
Je ne sais plus qui prévenir !

Je demande juste UN commentaire pas cinquante --'


Merci d'avance !! =)




Edit du 25 Mai 2008 :


Je sais, c'est court ! Mais la suite sera là cette semaine c'est sûr !!
Je suis inspirée là ! *-*
En plus j'ai de nouvelles lectrices, ca me motive d'avantage ^^




Désolé si je vous ai prévenue deux fois de suite ou pas du tout mais mon ordi bug et du coup je sais plus moua >.<


Edit du 31Mai 2008 :

Désolé je n'ai pas totalement fini d'écrire le prochain chapitre.
Je me dépèche j'vous jure ! =p




nouvelle fiction, nouvelle écriture ~~> *

# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:28

Modifié le samedi 31 mai 2008 16:58

Sans toi, je ne peux pas...

Sans toi, je ne peux pas...
Note pour le chapitre précédent : Le jeune homme dans le lit fait penser à Bill aux yeux de Tom à la vue du bras blessé parce que son frère s'est déjà mutilé dans le passé... Mais ce n'est pas lui !



Je marche lentement dans les couloirs du sixième étage et m'arrête devant la chambre numéro onze pendant quelques secondes. Comment-vais je lui dire ? Le médecin s'est proposé à ma place mais c'est a moi et à moi seul de le faire. Je ne peut plus reculer à présent. Après tout, c'est moi qui l'ai amené ici alors je dois assumer... mais, pourquoi j'ai peur ? Je pose ma main sur la poignée de la porte et inspire un grand coup avant de l'ouvrir. Je reste dans l'encadrement attendant un signe de sa part mais rien.


- Bill, je peut entrer ?
- Comme tu veux...


D'accord, ce n'est pas gagné je crois ! Je soupire et referme la porte avant de m'asseoir sur le bord de son lit. Il semble fasciné par la vue que lui offre la fenêtre de sa chambre. J'hésite... Comment lui dire...


- Ecoute Bill, je sais que tu m'en veux mais...
- Non tu crois ?


Je soupire une nouvelle fois afin de garder mon calme. Ce n'est pas évident pour moi non plus mais il n'a pas l'air de s'en soucier.


- Si tu es là, c'est pour...
- Mon bien ! Je sais ! Si c'est pour me répèter les mêmes choses sans cesse, ce n'est pas la peine de rester Tom !
- Je vais te dire ce que j'ai à dire et après je partirai ne t'inquiètes pas !
- Je ne te retient pas...
Dit-il dans un souffle

Il n'a pas détourner une seule fois la tête, j'ai horreur de ça. J'attrape son épaule pour le faire réagir et il daigne enfin me regarder.


- Pourquoi tu le prends comme ça ? C'est pour t'aider que je fais tout ça Bill ! Pour t'aider, merde !
- En quoi resté cloué dans ce putain de lit d'hôpital va m'aider ? Qu'est ce que tu crois qu'ils vont me faire ?!


Sa main s'agrippe à mon bras, je tente de lui répondre mais il me repose cette question inlassablement


- Qu'est ce qu'ils vont me faire Tom ?

Ces dernies mots sont prononcés dans un sanglot. Il baisse la tête et des larmes commencent à perler au coin de ses yeux. Il désserre l'étreinte de sa main sur mon bras pour la faire glisser le long de celui-ci.
Je relève son menton de mon index et essaie de reprendre un ton calme pour le rassurer


- Bill, je ne peut pas te le cacher, ça ne servirais à rien. Je vais être honnête. J'ai parlé de toi à ton docteur, qui lui en a parlé à d'autres et... ils m'ont dit que... qu'il était préférable que tu restes ici pendant un temps.
- Que je reste ? Mais pourquoi ? Tu leur as dit quoi ?


Cette vision me fend le coeur. J'ai l'impression qu'il redevient un enfant le temps d'un instant, il semble encore plus fragile qu'il ne l'est déjà.
Je passe mon pouce sur sa joue, essuyant une larme au passage.


- J'ai dit la verité Bill. Que tu es mal depuis maintenant des années et que...

Il se recule brusquement dans son lit, éloignant ma main de son visage


- Pourquoi t'as dit tout ça ? Tu veux qu'ils m'enferment pour le restant de mes jours ? Même Monsieur Wichmann, notre médecin traitant ne m'as pas obligé à...
- Arrêtes, ils ne vont pas t'enfermer ! Seulement, c'est à toi de faire des efforts Bill. Quand à Monsieur Wichmann, il t'a toujours recommandé de suivre un traitement mais tu as sans cesse refusé et il ne voulait pas aller contre ta volonté.
- Mais qu'est ce que tu veux que je fasses ? Qu'est ce que je vais faire ici ?


Sa voix semble de plus en plus désespérée. J'ai l'impression de m'enfoncer encore plus.


- Un psy viendra te voir tout les jours et tu devra lui parler. Tu seras suivi tout le temps de ton hospitalisation...
- Un psy ? Mais combien de temps ?
- Je te l'ai dit, tout dépend de toi Bill.
- Un psy...
murmure t-il Je ne suis pas fou ! Ils vont me foutre à l'asile !!
- Calme toi ! Pourquoi tu n'acceptes pas de te faire aider ? Ce n'est pas une honte ! Des cas moins graves que le tien en ont, ça ne veux rien dire !
- Comment ça, mon cas ? Je suis vraiment atteint c'est ça ?
- Ne dis pas ça...


Nous restons tout les deux silencieux quelques minutes. Je l'observe et peux voir la haine qui naît dans son regard.


- T'as pas le droit...
- Pardon ?
- T'as pas le droit d'me faire ça !
Crie-t-il
- Bill...
- Tu veux te débarrasser de moi, hein ? T'en a marre c'est pour ça que tu m'as foutu dans ce putain d'hosto ! Pour avoir la paix !!
- Tais-toi !
- Et ben dégages ! Laisse moi crever ici et Dégages ! Maintenant que t'es seul tu vas pouvoir...


Je me lève brusquement, ma main s'abat violemment sur sa joue pour le faire taire. Ses paroles me vont droit au coeur, il n'a pas le droit. Il en profite pour me blesser encore plus parce qu'il sait que je suis sensible à ça. Il ne pense pas ce qu'il dit... Non, ce n'est pas possible.


- De toute façon, tu n'as pas le choix ! Tu resteras ici que tu le veuilles ou non !!


Dans un élan de colère, je lui crie ces mots à mon tour. J'éspère moi aussi que ça fait mal Bill. J'éspère.
Sans attendre, je quitte la pièce et claque la porte de la chambre. Je me précipite à l'ascenseur tout en essayant de retenir ces putain de larmes. Je suis vraiment stupide... Je suis rentré dans son jeu, on est pas mieux l'un que l'autre... C'était à moi d'arranger la situation et je n'ai fait que l'aggraver. Je me suis encore laissé prendre au jeu... Vous savez, ce putain de jeu qui consiste à rabaisser l'autre jusqu'à toucher son point faible avant que lui n'y arrive. Lui balancer tout un tas d'obcsénités pour qu'il craque et s'énerve à son tour. Lui cracher des paroles à la figure les plus blessantes que vous puissiez trouver. Des paroles que vous n'avez pas pensé sincèrement un seul instant. C'est juste une façon de se venger, c'est tout. Un jeu con qui consiste à détruire la personne moralement. Ca c'est notre "jeu" et je n'ai pas été capable de m'arrêter avant lui. Mais ça... faisait trop mal.
Il veut me faire culpabiliser c'est tout ce qu'il veut.

Parce que tu crois que pour moi aussi c'est simple ?

Qu'est ce que je suis en train de faire ? Je suis en train d'agir exactement comme il l'a dit. Je fuis. Je fuis comme un voleur mais il m'y a obligé. J'en ai trop entendu, je ne peux pas rester ici...
Je longe les couloirs qui me paraissent de plus en plus sinistres... Je regarde le sol, me remémorant ce qu'il vient de se passer il y à peine quelques minutes.


- Monsieur Kaulitz ?

Je devine que c'est le docteur de Bill sans relever els yeux, je commence à le connaître... Qu'est ce qu'il me veut encore ? Ce n'est pas, mais alors pas du tout le moment...


- Vous partez ?
- Je... Oui. Je vais le laisser se reposer...


Et le laisser refléchir surtout. Je reviendrais quand il me le demandra, pas avant.


- Je ne peux pas vous dire combien de temps votre frère va rester ici, mais...
- Pourquoi le mettre en unité psychiatrique ?
Je demande soudain

Ca m'énerves, et je ne comprend plus rien... Je doute...


- Parce que c'est ce que nous avons choisi pour lui. Faites nous confiance.

Il repart sans même me laisser le temps de répondre, je suis adossé au mur et me passe les mains sur mon visage


- Rassurez-vous, nous ne prenons pas votre frère pour un fou, si c'est ce que vous pensez... Mais je vous comprend... Dit il sans se retourner
- Je... Je vous fait confiance...

Enfin je crois...


[...]


Je suis allongé dans mon lit et je n'arrête pas de penser à Bill... Ca en devient maladif. Je préfererai rester avec lui mais j'en ai pas la force là...
Ses mots me sont réstés en travers de la gorge...
Dès que je suis rentré j'ai fais des recherches sur l'ordinateur... En quoi consistait exactement une hospitalisation psychiatrique...
Bien sûr il y en à plusieurs. Je n'ai pas osé posé trop de questions...
Je sais que Bill devait revoir d'autres médecins cet après midi et j'aurais aimé être présent... Tant pis...
Il m'expliquera, il m'appelera quand il en aura envie ou je repasserais peut-être ce soir...
J'ai appelé Georg qui a bien voulu me prêter sa voiture pour m'y rendre quand j'en ai envie... En fait ce permis me sera utile... Je ne me voyais pas prendre le bus ou le taxi pour y aller à chaque fois. J'ai aussi appelé le lycée pour prévenir de mon absence et celle de Bill par la même occasion. Je regarde l'heure qu'affiche le lecteur dvd du salon en chiffres fluorescents. Déjà seize heures... Je me lève avec difficulté du canapé et m'apprête à monter à l'étage quand j'entend mon portable vibrer sur la table en verre du salon. Je regarde l'écran ou s'affiche "appel Bill" Je décroche après un moment d'hésitation.
Je ne pensais pas qu'il rappellerai aussi vite...


- Oui ?
- T...Tom ?
- Qu'est ce qu'il y a Bill ?


Mon ton se veut froid et dur, je ne suis pas rancunier mais là, ça a du mal à passer, je ne peut pas oublier ce qu'il a dit en seulement quelques heures.


- Je... Tu m'en veut ?

La question à ne pas poser... mais il a réussi, son but étant de me rendre coupable, et maintenant, je m'en veux... Je ne lui en veux pas, non. C'est en parti de ma faute... J'ai toujours eu du mal à lui en vouloir.
Et le fait de savoir qu'il pleure au téléphone à présent, ça me blesse encore plus. Surtout qu'il n'est pas à mes cotés...

- Non, je... c'est ma faute...
- Nan... C'est moi, je suis désolé je... Je ne pensais pas ce que j'ai dit... Je... J'te l'jure...
- Je sais Bill...


je l'entend ravaler ses larmes au bout du fil, je ne pensais pas que la distance me ferait autant souffrir. Et ce n'est que le premier jour... Aussi, on ne s'est pas quittés en bon terme...


- Je... J'étais énervé mais pas contre toi Tom...
- C'est à moi de m'excuser... Je... Pardonne moi de t'avoir giffler... C'était contre moi.
- C'est... Pas grave... Je ne t'en veux pas...


Un silence s'installe, qu'est ce que ça peut me stresser... J'aimerai lui dire tant de choses à cet instant...
Tout et n'importe quoi du moment que nous ayont un sujet de conversation mais aucun mot ne dépasse la barrière de mes lèvres.
Je t'en prie, aide moi...


- Je... Tu pourrais revenir ? S'il te plaît ?

Sa voix... Une voix d'enfant... Une voix qui vous supplie... Une vois à laquelle je ne résiste pas...


- D'accord.
- Ca ne t'embêtes pas ?
- Tu es bête des fois...
Je souris
- Mais...
- Je serais là dans une petite demi heure... Je t'ammène des affaires.
- Merci...


Je raccroche, le sourire aux lèvres. Il a toujours eu du mal à faire le premier pas mais ça ne dure jamais bien longtemps. J'avais juste eu plus peur que d'habitude... Peur que la distance rende la chose plus difficile. Je m'étais trompé... J'me sens soulagé.


[...]


Je me retrouve à nouveau dans cet hôpital que j'ai quitté il n'y a pas tellement longtemps...
C'est le genre d'endroit que vous n'avez pas envie de trop connaître... Pourtant moi, je vais devoir m'y habituer à partir d'aujourd'hui.
Je prend l'ascenseur, me menant au sixième étage, je traverse une fois de plus ce long couloir, croisant quelques infirmières sur mon chemin... quelques unes sortent justement de sa chambre, je me dirige vers elles, qui me sourient, elles sont toutes jeunes les infirmières ici ?
Après leur avoir sourit à mon tour, j'entre dans la pièce où je vois mon frère toujours couché dans son lit, les bras croisés. On lui a apparament enlevé sa perfusion...


- Tu es venu pour elles ou pour moi ? Me dit il faussement outré

Je me rapproche de lui, et m'assit sur la chaise après avoir retiré ma veste.


- Je rêve, mon petit frère serait-il jaloux ? Dis je sur un ton moqueur

Il me regarde en souriant, avant de baisser les yeux sur ma main posée au bord de son lit. Il se relève à l'aide de son coude et se rapproche de moi,prend ma main doucement entre les siennes et la pose contre sa joue.


- Merci d'être venu... Murmure t-il contre ma main

Je souris et contemple un moment son visage, il est si beau sans maquillage... Quand est ce qu'il va comprendre qu'il est bien mieux au naturel qu'avec toute cette peinture sur la peau ?


- Pourquoi tu me remercies ? Et puis, on s'est vu ce matin... Je t'ai tant manqué ?

Merde, pourquoi j'ai dis ça... Me rendant compte de ma bêtise, je relève les yeux, pour croiser les siens à présent humides


- Nan, Bill pleures pas... Excuses moi je voulais pas dire ça...
- Je pensais que tu m'en voulais... et que tu reviendrai pas...
- Que je ne reviendrai pas ?
- J'veut dire... Que tu reviendrais pas tout de suite, je pensais pas que tu m'aurai pardonné aussi facilement...


Je soupire et me lève de ma chaise pour m'asseoir à ses cotés, j'entoure sa taille de mes bras, les siens viennent entourer mes épaules et je sens sa tête se nicher dans mon cou


- Bill, je ne t'en veux pas... Tu n'y est pour rien... Tu étais énervé et tu avais toutes les raisons de l'être... Tout est allé si vite et te voilà à présent dans cet hôpital...

Je me redresse mettant son visage en face du mien pour qu'il me regarde


- Mais je t'interdis de penser ne serait ce qu'une seconde le fait que je puisse t'abandonner...
- Je... Je vais devoir rester ici, Tom... Le docteur est passé me voir, il m'a expliqué.


Je caresse son dos, son corps entier est pris de spasmes et de tremblements

- Bill, je viendrais te voir tout les jours...
- Mais...
- Si c'est ça qui te fait peur, alors ne t'inquiètes pas. Je viendrai tout les jours. Je ne vais pas te laisser tout seul ici. Et tu sais très bien que tu peut m'appeler au cas où il y a un problème.
-Je ne peux pas Tom... Loin de toi... C'est pas possible... Je... Je suis désolé... J'peux pas...


Je le berce doucement dans mes bras, essayant de le calmer... repensant aux rares fois où nous avions été séparés... Il à toujours mal réagi à ça... C'est sa plus grande peur, être séparé de moi... Je me souviens quand Maman me racontait... Quand nous étions bébé, on devait toujours être ensembles... Il paraît que Bill pleurait quand on l'éloignait de moi et inversement. Bien sûr je ne m'en souviens pas. C'est... étrange en fait. On dit que les jumeaux ne forment qu'une seule personne... Etrange, mais beau.

Une femme plus âgée cette fois-ci ouvre la porte de la chambre.


- Oh, désolé, je vous dérange ?

Je répond d'un signe de tête négatif et regarde alors Bill qui n'a pas bougé malgrès l'intervention de l'infirmière. Il est assis a moitié sur le matelas et a moitié sur mes cuisses, sa tête toujours cachée dans mon cou où je sens son souffle rechauffer ma peau et mes mains ne cessent de caresser son dos de haut en bas.

- Vous avez parlé au docteur ?

Bill répond d'une petite voix sans lever la tête


- moui...
- Bien... Je suis désolé mais il va falloir que vous partiez Monsieur...


Je lève la tête surpris, pourquoi elle veut que je parte ?

- Votre frère doit passer la soirée seule, afin d'être au calme. Son docteur a bien insisté la dessus.

A ces mots je sens le corps de mon frère se raidir entre mes bras, je ne comprend pas la raison pour laquelle je dois le quitter maintenant, l'infirmière me regarde, l'air désolé. Elle quitte la pièce avant que je n'ai eu le temps de dire quoique ce soit...





Je suis désolé =x

( Encore une fois... )


Non seulement mon ordi a bugé et j'ai perdu tout mon dernier chapitre sur Word,
autant vous l'avouer, j'ai eu la flemme de le réecrire =p
C'est pour ça que je suis en retard ! --'
J'ai posté sur x-ensemble-c-est-tout pour me faire pardonner =S
Voilà, Et en plus, je n'aime pas trop ce chapitre...
Vos avis...? é.è



Edit du 22 Juin



La suite est déjà écrite mais je ne vais pas la poster maintenant, je vais essayer d'écrire un peu plus pour voir si ce que j'écris est comment dire... Cohérent ?
J'ai peur qu'au final ça ne ressemble à rien... J'éspere que vous comprenez.
Je préfere vous mettre quelque chose de "bien" que de me dépêcher de poster un truc nul pour vous faire plaisir.

Je ne laisse pas tomber cette fic ! Je sais que je suis longue a poster mais je continue d'écrire !


Merci de votre compréhension =)

# Posté le vendredi 06 juin 2008 21:34

Modifié le jeudi 07 août 2008 17:58